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La thérapie de couple avec moi

  • Photo du rédacteur: Olivier Pilon-Rousseau
    Olivier Pilon-Rousseau
  • il y a 15 minutes
  • 7 min de lecture

Si vous consultez mon site, vous avez probablement vu que j’offre des services en thérapie individuelle, mais aussi en thérapie de couple. Dans les deux cas, je pratique en thérapie centrée sur les émotions. Ce petit article vous présente les raisons qui tendent à mener les gens à me consulter, quelles situations peuvent faire en sorte que la thérapie de couple est une mauvaise idée, en quoi consiste la thérapie de couple centrée sur les émotions (TCÉ) et a quoi le parcours de thérapie risque de ressembler.


Pourquoi consulter en couple

D’abord, il existe de toute évidence plusieurs bonnes raisons de consulter en couple, par exemple :

·      Des difficultés de communications

·      Des conflits fréquents et récurrents

·      Des blessures de couple qui persistent

·      Un sentiment de déconnexion

·      Traiter des difficultés de santé mentale en couple.

Dans tous les cas, l’objectif principal est que les deux partenaires veuillent travailler sur leur couple.

Quand la thérapie de couple est une mauvaise idée

La thérapie de couple peut être une mauvaise idée et même être contre-indiquée dans certaines situations :

·      Quand les partenaires ont des objectifs qui ne sont pas conciliables. Par exemple si un partenaire est fermement décidé à mettre fin à la relation alors que l’autre veut poursuivre. Plusieurs partenaires qui consultent en couple sont ambivalents, ce n’est pas nécessairement un obstacle à la thérapie, mais si un des partenaires est convaincu qu’il veut partir il ne sera pas possible de le réengager dans la relation. Un autre forme d’objectif qui ne serait pas conciliable serait un partenaire qui veut un couple ouvert alors que l’autre veut un couple monogame.

·      Quand le couple vit de la violence que l’on appelle coercitive. C’est-à-dire qu’un des partenaires contrôle l’autres que ce soit par la violence physique, sexuelle, le contrôle des finances ou la violence psychologique et que l’autre craint son partenaire ou des conséquences[1]. Dans ce cas, la thérapie peut devenir un autre moyen de contrôle. Il est toutefois possible d’agir dans des situations de violence bilatérale, c’est-à-dire des situations ou les deux partenaires adoptent à tour de rôle des comportements violents sans pour autant qu’un domine particulièrement l’autre.

·      Quand l’objectif de la thérapie est de traiter les problèmes de santé mentale d’un des membres du couple. En effet, même si la TCÉ aide pour ces conditions, l’objectif de la thérapie ne sera pas de traiter ce partenaire en ayant l’autre comme témoin, il s’agit d’une démarche de couple.

Qu’est-ce que la thérapie de couple centrée sur les émotions

D’abord, il est important de nomme que le nom : « thérapie centrée sur les émotions » fait référence à deux thérapies qui ont des racines communes, mais qui se distinguent dans la pratique. La racine commune de ces thérapies est le modèle développé par Leslie Greenberg et son étudiante doctorale Susan Johnson en Colombie-Britannique au milieu des années 1980. Si vous avez lu un autre de mes blogues, vous savez que je pratique la thérapie individuelle que Leslie Greenberg et ses collaborateurs ont développée notamment à l’université de York en Ontario puis à travers le monde durant les années 1990 et jusqu’à maintenant (en anglais cette thérapie se nomme Emotion focused therapy). En thérapie de couple, je pratique plutôt la branche de Susan Johnson qu’elle a développé à l’université d’Ottawa des années 1990 jusqu’aux années 2020 (en anglais cette thérapie se nomme : Emotionally focused therapy).

Même si les deux chercheurs et cliniciens ont développé des thérapies de couple très similaires, il est important de reconnaitre que la variante de Johnson a été étudiée dans de nombreuses études, ce qui nous permet de dire qu’elle est efficace. En effet des synthèses d’étude et des méta-analyses[2] ont permis d’appuyer le fait que la TCÉ est efficace pour traiter :

·      La détresse conjugale (ou la satisfaction conjugale selon ce qui est étudié)

·      La dépression (d’un ou des partenaires)

·      Le stress post-traumatique (d’un ou des partenaires)

·      L’insatisfaction sexuelle

·      Les couples dont un des partenaires est atteint d’un évènement cardiaque

·      L’anxiété

·      Les difficultés liées à des transitions (ex. : parentalité).

·      Les blessures d’attachement (dans la famille d’origine, mais aussi dans le couple ex : l’infidélité).

Les grands principes des thérapies de couple centrées sur les émotions sont que le couple qui fonctionne bien est une relation de co-régulation émotionnelle. C’est-à-dire que la relation de couple permet de répondre aux nos besoins émotionnels des deux partenaires et donc personne ne souffre particulièrement dans la relation. Lorsqu’un couple va moins bien ou que des conflits s’installent, la théorie de la TCÉ suggère que les partenaires vont tenter de déployer des comportements pour obtenir une réponse à leurs besoins de la part de leur partenaire. Toutefois, la manière dont la demande est formulée ou entendue peut mener à une réponse qui ne permet pas au couple d’atteindre cet état d’équilibre. Pire, ce type de réponse peut même déclencher une réponse complémentaire chez le partenaire qui va amplifier d’autant plus la détresse. Par exemple, une partenaire qui se sent surmenée par les tâches domestiques pourrait vouloir de l’aide de son partenaire en formulant une critique, ce qui pourrait mener le partenaire à devenir défensif ou à contre-attaquer et ultimement mener le couple à un conflit. De plus, ces manières de communiquer peuvent tendre à se répéter sous la forme de ce que l’on va appeler un cycle et s’amplifier. En thérapie de couple centrée sur les émotions, notre première tâche sera donc de comprendre en quoi consiste votre cycle.


À quoi ressemble la thérapie de couple centrée sur les émotions

La thérapie de couple centrée sur les émotions comprend trois grands stades qui peuvent prendre plus ou moins longtemps à résoudre selon la situation des partenaires.

Premier Stade, la désescalade

La plupart des gens qui consultent un thérapeute de couple le font lorsque la situation du couple est critique. Parfois, la thérapie est la dernière chance avant que le couple se sépare. Durant ce premier stade, le thérapeute apprend à vous connaitre avec vous et votre partenaire. Il tente de se mettre à votre place dans la relation et de comprendre comment on peut se sentir en étant vous. Durant ce stade la thérapeute va essayer de vous aider à mieux saisir les besoins émotionnels non remplis et à comprendre comment vos tentatives de répondre à ces besoins vont vous mener vous et votre partenaire à être pris dans le cycle émotionnel difficile. Le thérapeute vous amènera à nommer votre contribution mutuelle au cycle difficile et à nommer progressivement plus clairement le besoin émotionnel vulnérable qui vous amène à réagir d’une certaine manière. Lorsque ce premier stade est fini, les clients se sentent généralement plus calmes et ils rapportent une forte diminution de la détresse. Plusieurs arrêtent la thérapie de couple à ce moment, car la crise est passée.

Deuxième stade

Pour ceux qui restent une fois la crise passée ou les émotions apaisées, le deuxième stade en est un de transformation personnelle et conjugale. Dans le deuxième stade, le thérapeute et le couple portent attention aux besoins émotionnels vulnérables qui s’expriment en couple. Ces besoins émotionnels vulnérables sont rarement confinés à la relation de couple, ils s’expriment souvent dans d’autres aspects de la vie de la personne. Par exemple : la honte de sentir que l’on est une mauvaise personne ou inadéquate, l’isolement lié au fait de sentir qu’à tout moment les autres pourraient nous abandonner ou la terreur qu’une situation traumatique se reproduise. Ces vulnérabilités peuvent se présenter ensemble ou séparément et sont généralement peu conscientes. C’est-à-dire que l’on n’agit pas en se disant que l’on est une mauvaise personne, mais on peut ressentir une forme d’inconfort interne ou de doute persistant en lien avec notre compétence ou notre valeur, si l’on porte attention aux pensées qui apparaissent spontanément à notre esprit lorsque l’on vit des difficultés ou que l’on suit leur chemin logique on peut remarquer qu’ils nous amènent à ces vulnérabilités émotionnelles souffrantes que l’on tente généralement d’éviter. Malheureusement, pour modifier ces émotions, il faut d’abord les ressentir puis les associer à quelque chose de contradictoire. Dans ce cas, la sécurité affective développée en stade 1 permet aux partenaires d’accéder à ces difficultés émotionnelles avec leur partenaire et de recevoir une réponse qui risque de contredire ces vulnérabilités fondamentales. Cette étape risque d’avoir des étapes sur plusieurs aspects de votre vie.

Troisième stade

Le troisième stade en est un de consolidation des changements, il permet aux partenaires d’ancrer les nouveaux apprentissages faits en thérapie de manière à ce qu’ils puissent se maintenir dans les autres aspects de leur vie.

La mise en acte un incontournable

En thérapie centrée sur les émotions, une intervention incontournable se nomme, la mise en acte. Si vous travaillez avec-moi, je risque de vous demander à plusieurs moments de vous tourner vers votre partenaire et de lui exprimer directement les choses qui ont été découvertes. On fait ce type d’interventions pour plusieurs raisons :

·      Nommer directement son expérience à l’autre la rend réelle, elle active l’émotion et donc la rend ouverte à être transformée. Dans le cas du cycle, nommer comment on contribue au cycle permet à la personne de comprendre comment elle est active dans la création de ce cycle qui auparavant se produisait presque instinctivement.

·      En début de thérapie cela permet au thérapeute de voir comment vous et votre partenaire interagissez.

·      Cela permet à votre partenaire de répondre et donc de développer des interactions nouvelles dans le couple qui vont en soi transformer le cycle et les émotions vulnérables.

Mot de la fin

Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire ce court blogue. Si vous avez des questions ou que vous souhaitez entamer une démarche de thérapie avec moi vous pouvez me joindre à :


Ou


(581) 989-1109


[1] Si vous croyez vivre une dynamique de violence dans votre couple, je vous invite à consulter le site web Sos violence : https://sosviolenceconjugale.ca/fr

[2] Une méthode de recherche qui consiste à réanalyser les résultats de plusieurs recherche pour vérifier s’ils sont stables dans plusieurs études et déterminer quel pourcentage du changement mesuré dans les études peut dépendre de la thérapie.

 
 
 

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