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Mon approche comme Thérapeute

Photo du rédacteur: Olivier Pilon-Rousseau
Olivier Pilon-Rousseau
29 sept. 2025
6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 7 jours


D'abord, je vous souhaite la bienvenue sur mon site web et sur mon blog. Pour vous qui envisagez de commencer un parcours de thérapie avec moi, il me semble important de vous parler un peu de ce qui consiste mon approche. En effet, je pratique la thérapie centrée sur les émotions (TCÉ) autant en individuel qu'en thérapie de couple. La TCÉ est en fait deux approches similaires qui portent le même nom : une développée par Sue Johnson et ses collaborateurs, centrée sur les couples, suite à ses travaux avec Leslie Greenberg, qui a principalement développé l'approche auprès des individus avec ses collaborateurs (pour l'historique, voir mon blog sur la thérapie de couple). Au Québec, le modèle de Greenberg est moins populaire que celui de Sue Johnson, et j'aimerais vous en donner un avant-goût avant de vous rencontrer.


Qui suis-je, d'où viens-je?

Avant de vous parler de mon approche de thérapie, j'aimerais vous donner quelques informations générales sur mon parcours. D'abord, je travaille en intervention depuis 2014, d'abord comme travailleur de parc, coordonnateur de ressource en santé mentale et intervenant en centre de crise. En 2019, j'ai commencé à travailler comme travailleur social au CIUSSS, d'abord en protection de la jeunesse, ensuite avec les personnes âgées puis en santé mentale adulte. J'ai débuté mon stage en psychothérapie en 2022 pour obtenir mon permis en 2023. En septembre 2025, j'ai mis fin à ma carrière dans les services publics pour débuter ma pratique autonome à Drummondville. Je pratique donc à mon bureau sur la rue St-Pierre depuis un an. Je profite de la liberté de la pratique autonome pour peaufiner mes compétences en thérapie de couple et en thérapie individuelle en allant chercher des formations avancées dans ces approches.


Merci… alors c'est quoi la TCÉ?

La thérapie centrée sur les émotions s'inscrit dans la grande lignée de ce qu'on appelle les thérapies expérientielles humanistes. Ça veut dire que c'est une thérapie qui vise à vous aider à être en contact avec votre expérience interne, et qui considère que vous êtes l'expert de votre situation : en vous permettant d'être pleinement vous-même, vous serez en mesure de trouver les ressources pour résoudre vos difficultés. De mon côté, je suis l'expert des processus thérapeutiques qui vont mener à résoudre ces difficultés. C'est d'ailleurs ce qui a fait connaître l'approche dans les années 1980, alors que Leslie Greenberg, un ancien ingénieur, a étudié les différentes étapes des interventions qui distinguent les clients qui ont résolu les difficultés pour lesquelles ils consultaient. Depuis, cette thérapie s'est montrée aussi efficace que la thérapie cognitivo-comportementale, généralement considérée comme le traitement le mieux validé par la recherche, dans le traitement de plusieurs difficultés dont : la dépression, l'anxiété généralisée, l'anxiété sociale, le trouble de stress post-traumatique et les troubles alimentaires. Cette méthode a aussi été utilisée auprès de personnes qui présentent des troubles de la personnalité, bien que pour le moment il n'existe pas d'études qui ont comparé la TCÉ à un groupe contrôle ou à une autre forme de thérapie validée pour le traitement de ces difficultés.


En pratique, voici à quoi ressemble la TCÉ. C'est une thérapie où je vous aide d'abord à mieux comprendre comment les difficultés qui vous dérangent sont générées à l'intérieur de vous, notamment par vos émotions. En effet, selon le modèle de la TCÉ, les émotions sont une source d'information et de motivation, vécue au niveau corporel, qui peut générer des expériences, certaines pensées et des tendances à agir cohérentes avec vos besoins à un moment donné. Quand tout va bien, les émotions sont des guides utiles. Toutefois, certaines expériences difficiles de vie peuvent nous mener à apprendre des réactions émotionnelles qui ont été utiles à un moment, mais qui ne le sont plus au moment où vous me consultez. En thérapie, nous allons donc explorer les événements qui génèrent l'émotion et l'expérience interne qui peut vous mener à réagir d'une manière que vous aimeriez modifier. Selon la personne, plusieurs situations peuvent se présenter à ce moment :

  • L'expérience interne que vous vivez est adaptée à la situation, mais un processus interne vous empêche d'utiliser cette information pour vous adapter. Dans ce cas, nous tentons de retirer ce qui vous en empêche pour vous permettre de choisir.

  • L'expérience souffrante est une réaction symptomatique, comme des ruminations anxieuses ou le désespoir dépressif. Dans ce cas, nous intervenons sur la partie de vous qui génère ces difficultés en réalisant des mises en acte pour modifier la manière dont cette partie s'active.

  • Enfin, il n'est pas rare qu'un travail sur les expériences symptomatiques serve à éviter ou voiler une souffrance familière et récurrente dans votre vie. Par exemple : un sentiment de ne pas être à la hauteur, un sentiment d'être seul, la terreur liée à des expériences de victimisation, ou un mélange des trois. Dans ce cas, je vous aide à être en contact avec cette émotion souffrante, car c'est en la rencontrant qu'on est en mesure de la transformer, et je vous accompagne dans ce travail.

Dans mon bureau, vous serez donc régulièrement invité à porter une attention à votre thorax pour constater si votre expérience concorde avec vos propos, ou si d'autres informations émergent de votre expérience. Lorsque nous serons en contact avec des expériences plus souffrantes, je vais tenter de vous aider à demeurer présent à cette souffrance, et même parfois à amplifier ce qui fait mal, pour deux grandes raisons :

  1. D'abord, amplifier ce qui nous fait souffrir nous permet de prendre conscience de la manière dont on peut générer notre propre souffrance.

  2. La recherche nous montre que, pour modifier une expérience souffrante, elle doit d'abord être activée avant d'être associée à une expérience discordante.

Dans une situation concrète, je pourrais aider une personne à mettre en mots son discours critique interne pour constater l'effet de ce discours sur elle, puis l'accompagner dans l'expression d'une émotion contradictoire, comme la compassion pour sa propre souffrance ou la colère envers la partie qui la maltraite. Ces interventions permettent donc d'associer, à une expérience auparavant désespérante, une réaction d'opposition qui mène à une activation différente de l'émotion, moins invalidante.


Ok, mais vas-tu me donner des outils?

C'est une question qui revient souvent. Plusieurs clients viennent me voir en espérant une technique qui résoudra leurs difficultés. En effet, je vais vous offrir certains outils concrets s'ils me semblent indiqués, comme des techniques de respiration, d'affirmation de soi, de gestion des émotions ou de réactivation dans certains cas. Toutefois, mon opinion sur les outils, c'est qu'ils sont généralement peu efficaces à long terme, car vous devez continuer de les appliquer pour maintenir leur effet. En termes théoriques, les outils vous aident à gérer des émotions après qu'elles ont été activées, pour revenir à votre niveau de base. Il faut donc continuer de les utiliser pour maintenir les bénéfices. Ce que je vous propose comme travail a pour but de modifier la manière dont les émotions s'activent, afin que les outils ne soient plus nécessaires.


Le processus va durer combien de temps?

La réalité, c'est que je ne peux pas vraiment vous le dire. Une règle générale serait de dire que plus un problème est ancien, plus le travail pour le modifier risque d'être long. Toutefois, si votre demande est en lien avec des symptômes comme la dépression, l'anxiété ou le trouble de stress post-traumatique, les recherches sur le sujet montrent des résultats entre 8 et 20 rencontres. Il est important de mentionner que cela ne veut pas nécessairement dire que les gens étaient complètement guéris à la fin des rencontres (notons que cela s'applique aussi aux études sur la thérapie cognitivo-comportementale). Toutefois, la majorité ont montré une amélioration de leur état qui se démarque statistiquement des résultats des groupes qui n'ont pas eu de thérapie. D'ailleurs, Scott Miller, un chercheur spécialisé dans l'étude des résultats des thérapeutes, affirme qu'indépendamment de l'approche utilisée, 80 % des gens qui consultent en thérapie vont mieux que ceux qui ne consultent pas. En terminant, en cas de doute, Scott Miller recommande de faire quatre rencontres et de voir si vous remarquez des changements qui correspondent à vos attentes.


Tu veux nous filmer?

Dans ma pratique, je vais vous demander l'autorisation de filmer nos échanges, car ils sont utilisés dans le cadre de ma supervision continue en TCÉ. En effet, afin d'assurer qu'on voit le travail réel de la personne plutôt qu'un récit de la rencontre qui pourrait oublier des détails, on demande des extraits vidéo. Cela me permet, avec mon superviseur, de m'ajuster pour les prochaines rencontres. Cela peut aussi nous permettre de revenir sur des séances qui ont été plus difficiles ou moins fructueuses, pour essayer d'en tirer des informations nouvelles ou d'identifier où était le problème. Enfin, cela s'inscrit aussi dans mon projet professionnel et personnel d'offrir de la supervision dans cette approche qui me passionne, à d'autres collègues. Sachez que les enregistrements sont stockés sur un disque chiffré et protégé par code jusqu'à leur utilisation. Une fois utilisés, ils sont supprimés.


Et maintenant, où allons-nous?

En fait, si ce que j'offre vous intéresse, je vous invite à me contacter, soit par courriel, par téléphone ou en faisant une demande de rendez-vous.

Téléphone : (581) 989 1109

Lien pour la prise de rendez-vous :

 
 
 

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